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Duel intérieur, bataille tumultueuse, ronde de sentiment, de larmes et de sourires béats.
Mais maintenant ça va. Je suis sur la voie de la guérison, je le sens. De la maladie de l'amour.
Je te parles de temps en temps, je ris à tes côtés. 10 ans de connaissance, je te connais par c½ur et je ne peux pas abandonner notre amitié. C'est peut-être parce que je te connais si bien que j'ai sentie que tu ne m'aimais pas. Que je vivais un amour unilatéral et stérile.
Je ne te cache pas que ça a été dur au début. De se dire "aucune chance", et de se persuader que réellement, il n'y aurait rien de plus qu'une amitié timide, quelques moments partagés ensemble où je te traites d'abruti et que tu me taquines. Je ne te cache pas que te voir si proche d'elles, même si ce n'est que de l'amitié, m'a fait mal. "L'amitié entre filles et garçons est impossible sans que le sexe s'en mêle." disait Harry à Sally.
Mais maintenant, je me sens apaisée. Emportée par un doux vent de bien être et de sincérité. J'ai toujours mal, mais d'un mal bénin. Peu à peu, mon esprit se détache de toi. ça me fait du bien.
Bien sur, jamais je ne pourrais t'oublier. Jamais je ne serais complètement sereine et débarrassée de ce sentiment gênant. Un premier et vrai amour ne s'oublie jamais, et toi je ne pourrais pas t'oublier. Trop de souvenirs nous lient, trop d'envie, de désirs, de rires, de larmes. Mais j'aimerais penser à toi, lorsque je serais vieille et sénile, avec un petit sourire mêlant douceur et regret. Sans douleur.
Parce que tu ne m'aimes pas assez pour me rendre heureuse...
Mais que je t'aime trop pour t'oublier...
J'espère maintenant réussir à penser à toi sans avoir mal. Rire avec toi en tant qu'amie, vraie amie, pas une amoureuse se cachant derrière le masque de l'amitié. Après ça, je serais guérie de ton emprise.
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{Pourtant, ça m'a fait plus mal que je ne le pensais d'écrire ce texte. D'admettre que je l'oublierais...}